L’exposition Musique et République, de la Révolution au Front populaire — organisée de mars à juillet 2025, par les Archives nationales avec le concours du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris — souhaite mettre en lumière les liens entre la musique et la construction de la République. De la Révolution, qui organise de nouvelles institutions et utilise la musique pour fonder un sentiment patriotique, au Front populaire de 1936, qui fait le pari de l’émancipation sociale du citoyen par l’accès aux loisirs et à la culture, la formation et la pratique musicale permettent à la fois le partage d’un patrimoine sonore commun et l’expression personnelle, parfois subversive. Les Archives nationales retracent l’histoire de cette rencontre entre le citoyen et la musique. Des partitions inédites retrouvées dans les fonds des Archives nationales, des instruments de musique étonnants ou oubliés, des correspondances politiques, des commandes passées à des compositeurs prestigieux et de nombreux autres documents, racontent une histoire mouvementée : celle d’un siècle et demi de production, d’éducation et de pratique musicales, envisagées en regard de l’idée républicaine.
La musique est le miroir de l’histoire : tantôt festive, tantôt commémorative, parfois contestataire, souvent combative. Dès 1789, les révolutionnaires s’en saisissent pour fonder un nouvel univers sonore : celui de la République. Le tout jeune Etat encourage la composition d’hymnes, de chants et de marches à la gloire de la patrie et du nouveau régime. Ainsi naît un couplet bien connu : “Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé! ” La musique célèbre alors la République et celle-ci promeut la fraternité musicale des citoyens : pas de fête publique sans chansons ; commémoration pas de sans orchestre ; pas de charge militaire sans roulement de tambours.
Des partitions inédites retrouvées dans les fonds des Archives nationales, des instruments de musique étonnants ou oubliés, des correspondances politiques, des commandes passées à des compositeurs prestigieux et de nombreux autres documents, soumis au regard critique des meilleurs spécialistes, retracent une histoire mouvementée : celle d’un siècle et demi de production et de pratique musicales, envisagées en regard de l’idée républicaine.


